J'ai réfléchis longuement au sujet de cet article, devais le créer ou bien garder tout ça pour moi? Le problème est que je n'en peux plus.
_____Dis, toi, qui veux me forcer à manger, as tu déjà vécu tout ça? T'es tu déjà regarder dans la glace en espérant que tout cette graisse s'envole? As tu déjà ressenti un profond sentiment de dégout juste en apercevant ta silhouette? Et enfin, le plus dur, est ce que le moindre aliment qui entre dans ta bouche te fait culpabiliser? Pour moi, toutes les réponses à ces question sont oui? Même en ayant perdu cinq kilogrammes, j'ai envie d'en predre encore et toujours.La balance est à la fois mon amie et mon ennemie. Amie quand le nombre baisse, ennemi quand il monte. La nourriture est mon obsession. Je l'aime de trop alors la solution radicale est de couper les ponts. Mais par malheur, si elle parvient à atteindre mon estomac, je l'éjecte de suite. Ma gore est en feu mais je continue. "tu sais, les garçons préfèrent les filles avec des formes, il n'aiment pas les tas d'os." Comme si, je faisais uniquement tout cela pour plaire. Avec ou sans courbes, ils ne me regardent pas alors autant continuer, plus rien à perdre, plus rien à gagner. Ce que personne ne semble comprendre, c'est que si je fais ça, ce n'est pas pour plaire aux autres, c'est parce que je suis mal dans ma peau. Je suis grosse, énorme. Je me sens beaucoup mieux quand je vois os saillants et mon tour de taille diminué. Ce que je pense, tout le monde s'en fou, Ce qui compte, c'est que je mange pour faire comme tout le monde parce qu'être comme moi, n'est pas normal. Croyez vous que j'ai choisi de penser ainsi, de me sentir comme cela? Des fois je me sens obligé de décliner des invitations si la tentation est trop grande, ou au contraire partir le plus possible pour ne pas être surveillé. Je vis constamment dans le mensonge, si vous savez à quel point c'est pesant. Mentir aux autres je m'en fiche, mais qu'est ce que je m'en veux que je te ment à toi, maman. Toi qui a toujours fait le plus possible pour moi, je suis entrain de tout détruire. Je le dis une seconde fois, si tu savais comme je m'en veux. J'aimerai tant être la fille parfaite pour que tu sois fière de moi. Je n'aime pas quand tu pleures à cause de moi pour ton inquiétude. Je te promets, plus tard je m'en sortirai, mais là maintenant je ne suis pas assez forte. Cela me fait l'effet d'un poignard quand on se moque de toutes ces pauvres filles car même si je n'ai pas du tout le corps, je sais ce qu'elles ressentent.
Je sais éperdument que cet article est une erreur monumentale.